Les parcours syndicaux en entreprises « Ma vie pro et mon mandat : même combat ! »

par | Jan 31, 2017

Star Academy ?

                           En évitant de les formater en « professionnels de la profession », les témoignages recueillis insistent sur le riche catalogue de formation à disposition des futurs cadres syndicaux et sur leur capacité à détecter des hauts potentiels.

     Pour Philippe DETREZ (CGT), ce profilage digne d’un chasseur de têtes remonte à 1986 en précisant qu’il n’y a de parcours figés face à un monde du travail moins normé.

       De son côté, Alain GERBAUD (UNSA), en charge de la formation syndicale, promeut la marque « génération UNSA » regroupant en moyenne 25 personnes en formation 7 fois 2 jours avec un programme dense allant de l’histoire du syndicat en passant par l’Europe, la protection sociale.

    Frédéric SOUILLOT (FO), secrétaire confédéral en charge du secteur « Développement – Formation syndicale » milite pour une prise en compte, dans le cadre de la négociation collective, des parcours syndicaux sur la base d’objectifs qualitatifs et quantitatifs (2) à rebours de la perception erronée d’une perte de rentabilité d’avoir un élu dans son service.

               Et çà marche ! Les salariés notamment plus récents seraient en effet séduits par l’idée d’un passeport de compétences largement développées dans le cadre syndical et même associatif les valorisant auprès de l’employeur ; passeport les accompagnant à leur réintégration en fin de mandat comme un filet de sécurité face à la peur de l’échec d’une retour.

Discrimination résiduelle ?

                  Dire que l’on est à 70% de son temps de travail car en charge d’un mandat n’est pas de nature à attirer l’attention d’un manager cherchant l’engagement à 150% de ses collaborateurs.  Sur ce point, la perception est variable : une direction nationale peut être d’accord sur le principe de professionnalisation des parcours syndicaux mais en décalage avec des opérationnels non préparés à cette orientation. Eux-mêmes sont parfois en porte-à-faux en face d’un OS négociant en direct la NAO et ayant le portable du big boss.               On notera l’anecdote d’engagements syndicaux inscrits, avec courage voire témérité, dans la rubrique « hobby » d’un CV.

           La parole ayant été donnée intelligemment aux employeurs, Florence Quentier, DRH du groupe UP (3800 salariés, 45 IRP) rappelle qu’UP, historiquement une coopérative, traitait initialement de manière « cool » les relations avec les IRP tant sur le temps passé en réunions que sur les parcours syndicaux. On était en famille.                              Mais avec une forte croissance de l’entreprise donnant naissance au groupe UP, la DRH s’est trouvée éloignée des IRP.  De nouveaux salariés pas toujours au courant de la culture syndicale sont venus renforcer les moyens et l’impératif de rentabilité est devenue une antienne : la recette ne fonctionnait plus.     Sans compter l’implantation d’UP en Europe de L’Est où le syndicalisme politisé n’avait pas laissé de bons souvenirs.

          D’où un vaste chantier (3) allant d’un calendrier des réunions paritaires négocié en commun jusqu’à la mise en en place d’un comité Economique et Social (CES) résultat d’une fusion du Comité d’Entreprise, des Délégués du Personnel et du Comité d’Hygiène, Sécurité, et des Conditions de Travail.

Faire bouger les lignes 

             A gérer, toujours en équilibriste,  une vie professionnelle + syndicale + privée, nombre d’engagé(e)s s’interrogent à la fin de  leur mandat: « je sais faire beaucoup de choses mais quoi de valorisable ? » De là à se réengager…

             D’autant que des freins surprenants demeurent. Au pays du diplôme roi, certains certificateurs universitaires demeureraient sceptiques : l’expérience née du terrain serait source de compétences reconnues par l’université ? Le monde à l’envers !                      Parfois même, des organisations syndicales qualifiées de très « ouvriéristes » percevraient comme une trahison de classe ( s’inscrire à Paris-Dauphine ?) la volonté de quitter les masses laborieuses pour s’élever à un bac+5.

               Les blocages viennent de toutes parts : un surcroit d’énergie pour  les surmonter.

Notes

(1)  Taux de syndicalisation en France : Etude DARES mai 2016

(2) Oui aux indices de performance intégrant le degré de bonne entente entre un mandataire syndical et son manager…qui lui aussi peut être IRP

(3) Pionnier en France, le groupe Up renforce son dialogue social en signant un accord sur la représentation du Personnel 


Knowledge Tour 2018, ELIUM tient ses promesses encore une fois !

Ma longue expérience des outils informatiques (douze ans d’intégration, de gestion de projets, de MEP, de TMA) et le marketing des éditeurs (tout est propre, coloré sur papier numérique glacé, un logiciel qui s’inscrit « nativement » dans un Système d’Information : mais demande-ton l’avis des intégrateurs !) me rendent naturellement méfiant.

Chez ELIUM, c’est propre, étudié, bien packagé. Travail de pro. Alors, où se trouve le « glitch »? Un marché très concurrentiel ? Oui. Une mise en application demandant du temps ? Oui. Ce n’est pas un énième écran tableau de bord, c’est plus subtil et disruptif.
Et force est de constater qu’ELIUM s’en sort plutôt bien pour le démontre l’édition 2018 où nous avons pris note de trois témoignages

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Dialogue social : les jeux sont loins d’être fait ! (table-ronde Fondation Jean Jaurès 17 avril 2018)

RD& était dans la salle, clavier en main (1). Nous commencerons par les témoignages deux entreprises pour le moins connues : KORIAN (côté DRH), et SEPHORA (côté OS) pour finir par le plaidoyer du trio de tête BERGER (CFDT) +BERILLE (UNSA) + LOUIS (CFTC) suite à leur tribune publiée dans Libération du 12 de ce mois.

http://www.liberation.fr/debats/2018/04/12/des-reformes-mais-surtout-plus-de-democratie-sociale_1642974

Timing de pro !

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Les 20 ans de l’Observatoire Des Cadres : le cadre est bien posé

20 ans d’exploration et de réflexions par L’Observatoire Des Cadres. Le paysage s’est inévitablement transformé jusqu’à, tout dernièrement, la fusion AGIRC-ARCO (1). Le cadre n’encadre plus que son portable, ce dernier prennant son autonomie à coup d‘IA ! La secrétaire a disparu. Le millenial, senior en devenir, n’entend plus travailler (quel vilain mot archaïque !) comme son « daron ». Il collabore en pleine « coolitude » sur des projets en « slasheurs » agile et habile.

Retour sur le colloque de l’ODC (sponsor : CDFT) qui s’est tenu à la Bourse du Travail le 21 de ce mois. Le compte-rendu ci-dessous (re)prend en compte les exposés des différents intervenants (lien ici) et échanges

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Les entretiens IMAGINAIRES

CALENDRIER EVENEMENTS : salons, colloques, tables rondes & grands rassemblements (FO, FO Com, CFDT et autres)

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